
Tout juste rentré de cette séance, je n’ai qu’une hâte : vous raconter mon ressenti sur ce film.
Le cinéma est pour moi un moment de plaisir, et là il y avait longtemps que je ne m’étais pas senti autant mal à l’aise au retour d’une séance. Je m’excuse monsieur Arcady (réalisateur du film), mais comment peut on faire un film si communautariste, si caricatural et si cliché ?

Je m’explique : l’histoire commence déjà si tardivement, que je me demandais si je n’étais venu voir une bonne bobine Super8 familiale. Passons. Peu à peu, nous arrivons au début de l’histoire, une famille juive, 5 frères dont un éloigné, une mère veuve, et une histoire de famille qui resurgit pour créer l’émotion. L’émotion, d’ailleurs parlons en. A aucun moment, je n’ai été pris d’une émotion quelle qu’elle soit. Pourtant, ce ne sont pas les artifices qui manquent : violons, musique, violence, scène finale avec éclair, tout y est pour une belle caricature de la dramaturgie, de la rédemption familiale et du mauvais polar. Je me croyais replongé à la belle époque de Navarro et encore j’angélise. Le scénario est mauvais : du sang, de la violence, des dialogues creux et crus. Une bande de méchants Marseillais gitans, qui incarnent le stéréotype des voyous aigris par une affaire à double facettes. Que dire des autres acteurs ? Patrick Bruel, seul ayant la justesse et les moyens de remonter le niveau du film est esseulé dans ce rôle de grand frère à qui tout réussit. Pascal Elbé me déçois aussi vivement après l’excellent « Tète de turc » anti-stéréotype ou encore Vincent Elbaz très bon dans « Tellement proche ».
Là où « Immortel » avait réussi quelques semaines auparavant, intrigue, complot et vengeance au sein de la mafia marseillaise, « Comme les 5 doigts de la main » ne décolle pas du polar à la française et essaye tant bien que mal de nous faire passer des émotions.

Que dire encore des phrases inutiles faisant le procès des islamistes musulmans lorsque Bruel et sa bande de gros bras vont chercher des armes chez les barbus à la Mosquée. Pourquoi vouloir faire passer des messages et ses convictions en prenant en otage le conflit israëlo-palestinien ? A-t-on vraiment besoin d’aller jusque là, au vue de la conjoncture actuelle en France, je ne pense pas. Je suis déçu que le cinéma français puisse cautionner de telles provocations… inutiles à mon sens.
Pour enfoncer encore le clou, et décrédibiliser ce film, le réalisateur nous donne l’image d’une police corrompue qui cautionne le multi-meurtre final. Bel exemple !
Bref ma conclusion n’ira pas plus loin que ces quelques mots : Fuyez ce film à tout prix !
Ma note : 1/10
























4 Commentaires
merde je voulais le voir :/
y’a Elbaz quand meme
si je trouve le temps j’irais voir ce film, Elbaz était impeccable dans le dernier gang, j’avais plus de doute sur Bruel, si tu dis qu’il est au moins à la hauteur, ça sera ça !
je donnerai ma note
@lex je serais ravi que tu exposes ton avis sur ce film
même si je préconise de le fuir à tout prix !
Bonjour,
Je viens à l’instant de voir ce film et je partage complètement cette critique. En effet le film n’est pas raté et se regarde sans lassitude mais lorsqu’on prend un peut de recul c’est la fête aux clichés. La famille juive qui a réussi et qui s’entoure de personnel d’origine maghrébine ( chauffeur + femme de ménage) c’est déjà un premier cliché mais passons… Par contre quand on se retrouve dans une pauvre banlieue au milieu de fondamentalistes/trafiquants d’armes je me dis que c’est le comble. J’oubliais les vilains gitans qui n’ont pas d’honneur et qui s’en prennent à tout ce qui bouge. Pour finir sur un règlement de compte où tous les freres s’allient pour tuer les vilains gitans et qui est indirectement couvert par les flics. Bref un film à bien des égards peu réaliste et beaucoup trop méprisant et arrogant envers certaines communautés.