[Critique] : The Search

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Après le succès de The Artist, Thomas Langmann et Michel Hazanavicius changent totalement de registre avec The Search un film sur la guerre de Tchétchénie. Le réalisateur amorce un virage serré et laisse sur le bord de la route son univers, plutôt comique et léger que l’on pouvait retrouver dans OSS 117. Mais est ce vraiment réussi ? Ou, Michel Hazanavicius doit-il se cantonner à des films plus légers ?

Je vous le dis tout de suite, oui, Michel Hazanavicius sait faire autre chose que des comédies avec Jean Dujardin. Car The Search est totalement convainquant. Sans fioritures, armé d’une caméra, il nous révèle à la manière d’un documentaire, la cruauté d’une guerre unilatérale, violente, traumatisante. Deux histoires, deux points de vue. La première, l’histoire d’un petit garçon Tchétchène, orphelin, ses parents sont mitraillés froidement par l’armée russe et puis celle d’un jeune homme, Russe, qui deviendra, malgré lui, un soldat de l’armée russe à la suite d’un contrôle de police. Ces deux destins, étroitement liés par l’horreur d’une guerre sale, démontre la dure réalité de cette jeunesse sacrifiée de part et d’autre du conflit.

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Une histoire touchante, même bouleversante, qui met surtout l’accent sur l’humain. D’ailleurs, les acteurs ne le sont pas, ils ont pour la plupart, été de vrais témoins de près ou de loin de ce conflit (ce qui renforce ce sentiment d’humanité). La force du film réside sans doute de ce réalisme qui vient accentuer une nouvelle fois l’approche documentaire. L’absence de musique, plonge le spectateur au coeur de l’action et nous fait vivre pleinement les émotions.

Hazanavicius réussit donc le pari de faire SON film de guerre. A mi-chemin entre le cinéma et le documentaire, il expose un conflit jusque là peu porté sur grand écran. A voir.

Ma note : 8/10

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[Critique] : The Search
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Après le succès de The Artist, Thomas Langmann et Michel Hazanavicius changent totalement de registre avec The Search un film sur la guerre de Tchétchénie. Le réalisateur amorce un virage serré et laisse sur le bord de la route son univers comique et léger que l’on pouvait retrouver dans OSS 117. Mais est ce vraiment réussi ? Ou, Michel Hazanavicius doit-il se cantonner aux films plus légers ?

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