[Critique] Un illustre inconnu

un_illustre_inconnu

N’avez vous jamais rêver de vivre la vie de quelqu’un d’autre ?
Si vous vous êtes jamais posé la question, c’est en tout cas celle que les réalisateurs Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière ont choisi de se poser pour leur nouveau film : Un illustre inconnu.

Le film raconte la vie de Sébastien Nicolas (Mathieu Kassovitz), un homme ordinaire, qui cache en lui un terrible secret. Dans sa cave, il modélise, imite et prend l’apparence des autres en les observant allant jusqu’à vivre des moments de leurs vies.

photo-Un-Illustre-inconnu1

Interprété par Mathieu Kassovitz dans l’un de ses plus beau rôle, le personnage de Sébastien Nicolas est fascinant. Souffrant d’une pathologie, rare, appelée dépersonnalisation, il a le sentiment d’inexistence personnelle et ne vie sa vie qu’a travers celle des autres. Jusqu’au jour où il décide de prendre l’identité d’un grand violoniste, Henri de Montalte, qui radicalement changer la vie de l’un comme de l’autre.

L‘histoire est troublante, on est littéralement bouche bée devant ce personnage et cette pathologie très surprenante. (perso, je ne connaissais pas du tout). Le film nous plonge alors dans la vie de ce personnage atypique qui, tantôt nous fascine, tantôt nous fait carrément flipper.
Petit à petit, on y découvre un personnage touchant pour qui les besoins fondamentaux et en apparence commum : l’identité, la famille, l’amour, la reconnaissance n’existent pas chez lui et ne sont que partiellement vécu au travers des personnages dont il prend l’existence.

Un film réussi, un mathieu Kassovitz au sommet de son art, joue et emprunte l’apparence de chacun de ces personnages à la perfection. Bref, un thriller haletant qui nous captive par ce dédoublement de personnalité, nous laissant une interrogation sur notre propre existence et notre rapport aux autres.

Ma note : 8/10

A lire aussi